Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
jeudi, août 28, 2008
Cris et hennissements, pas de chuchotements
2. Sur ton dos, pas moyen de s’asseoir
et à qui jouer?
Du coup, te voilà sur un échiquier,
plein de pions, de quelques tours,
de fous, d’un roi
et d’une reine.
Accompagné de ma reine,
nous nous engagions dans ses monts.
C’est là que je suis descendu,
assis sur le dos d’un âne.
Il fallait le diriger
de main forte pour éviter
qu’il me dirige dans les épines.
Pareille chose, tu ne ferais pas.
Tu es d’un calibre supérieur,
préférant danser,
faisant danser la poussière
d’un coup de patte,
cassant la terre.
Pas moyen de casser la terre.
Libellés :
casser la terre,
dos d'âne,
échiquier
lundi, août 25, 2008
Cris et hennissements, pas de chuchotements
1. Long et large le marécage s’évoque
plat dans un delta où personne.
Plus loin, des personnes pratiquent
le camping sauvage et s’étendent
sans habits sans gêne
au sable.
Tu y cours encore
sans selle, sans bride.
Pas moyens d’éclater des étincelles
sauf par les moyens propres,
de cris propres contre tes hennissements.
Ainsi fut-il, le pied
pris au clair du soleil et du vin
et le battement léger du clapotis au rivage,
contrairement à tes pas battus.
Le sang battant son plein,
l’haleine s’écrie et tout.
Libellés :
camping sauvage,
delta,
sans bride,
sans selle
dimanche, août 17, 2008
Celui qui est en bois, ne jette pas de pierre
Mesdames et messieurs, surtout mesdames, cher lecteurs et lectrices, lectores et rayonnant le laser,
Vous avez eu l’occasion, que vous avez très peu saisie, et lu une série de poèmes rendant les formes sous lesquelles les hommes nous apparaissent, l’asticot, l’ours et l’arbre. L’ours est pour la femme une forme plus évidente que les autres.
A présent, c’est aux femmes que nous consacrons nos poèmes. Nous les trouvons dans le travail de bois. Les femmes qui travaillent le bois. Pour commencer, la scie. Elle chante actuellement à Péking. N’ayez pas peur si vous y trouvez le goût par expérience, ce blog est expérimental.
Celui qui est en bois, ne jette pas de pierre
1. la scie d’or
parfois femme veut bien
scier un bon coup.
Elle veut savoir
de quelle trempe
nous sommes.
L’or est pour celle
qui suffit de mettre la bouche
à la bonne pièce et de jouer.
Le bois qui durcit
au fur et à mesure.
vendredi, août 01, 2008
La Corne rit
Ce n’est pas le soir,
plutôt la nuit,
que la lumière livre
sa nature d’or.
Au bord de l’eau les trois,
l’arbre, l’ours et l’asticot,
le regardent prendre le bateau,
le regardent se faire prendre en bateau.
La Corne d’Or est relâchée,
la lune sourit
à montrer ses dents.
Inscription à :
Articles (Atom)
odalisque
