Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
mercredi, avril 30, 2008
Nous retournons au bois (inconscient mis à nu par son sujet)
3. Le cri créole grouille,
noir, il fourmille aux étoiles.
Leur attention dépasse le huit.
Encore ! ouvrez ! prendre
racine ! prends !
Cela devrait être
la fin, toutefois.
N’est-ce pas ? de prendre racine.
Cela continue
et refoule bientôt le créole.
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cri créole,
prendre racine
mardi, avril 29, 2008
Nous retournons au bois (inconscient mis à nu par son sujet)
2. Tant d’arbres que le bois
on ne voit plus, la forêt alors.
Au degré zéro la vie reprend
en tant qu’arbre.
Il a la gueule et tout de bois
et disparaît.
L’arbre a droit
à l’écho de la douleur
que cause le pic,
ou les pattes du corbeau et du faucon.
De deux côtés le bois
compte des collines, qui progressivement
perdent leurs couleurs
en les cédant
à la pénombre croissante.
on ne voit plus, la forêt alors.
Au degré zéro la vie reprend
en tant qu’arbre.
Il a la gueule et tout de bois
et disparaît.
L’arbre a droit
à l’écho de la douleur
que cause le pic,
ou les pattes du corbeau et du faucon.
De deux côtés le bois
compte des collines, qui progressivement
perdent leurs couleurs
en les cédant
à la pénombre croissante.
jeudi, avril 24, 2008
Nous retournons au bois (inconscient mis à nu par son sujet)
1. Pendant trois longues secondes
les murs et la porte tremblent
du château fort, l’attrape à muse
se ferme.
On ne compte plus, lui non plus.
On y voit à peine une lumière,
voire un nuage.
Une cruelle fée y règne,
il y avait des plumes noires
à l’entrée.
Un calme hautement pensable
le cloue sur place,
l’enchaîne aux alentours et
prend flamme à travers son corps,
le jetant au bord
d’un non cri déchirant.
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non cri déchirant
mercredi, avril 16, 2008
Fini le voyage
Qu'est-ce que j'avais donc perdu
sur la lune, maigre lumière,
visage pâle. Je n'y ai rencontré
aucun Indien à la peau rouge,
voire une charrette
de supermarché.
J'ai mis beaucoup de plomb
dans mes chaussures et me suis fait couper
les ailes pour m'y tenir debout.
À la fin du voyage, de retour par contre,
ils sont venus à mon encontre,
la tête parée de plumes.
Me voici sur une chaise
ou sur un plancher.
C'est ce que vous croyez
mais croyez-moi,
je n'en sais rien.
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