Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
jeudi, octobre 25, 2007
Pays sans toile
Regarde ça, on ne voit point
tellement la nuit fait trou noir.
Pas si vite. Que ton regard
ne se passe pas de la lune
ni des étoiles.
Nous voilà, à poil,
à barbe et à tempête.
J'ôte mon habit,
bientôt tu éclaircis
tellement que la lune
et les étoiles pâlissent.
vendredi, octobre 19, 2007
Je ne me souviens
tout juste pas des pas
de pieds nus dans la chambre
portant bracelets
par contre l'esprit que tu pousses
dans le gaz, flamme chauffant tagine
où de nombreux ingrédients demeurent
qui remplissent notre demeure,
bientôt notre estomac
hors rêve je me dépasse
tout juste et m'arrête
devant un cortège de gens nus
le village entier ne porte
que des bracelets aux pieds
et chante à effacer les souvenirs
mardi, octobre 16, 2007
Paysande
Je ne me souviens
tout juste pas des pas
de pieds nus dans la chambre
portant bracelets
par contre l'esprit que tu pousses
dans le gaz, flamme chauffant tagine
où de nombreux ingrédients demeurent
qui remplissent notre demeure,
bientôt notre estomac
hors rêve je me dépasse
tout juste et m'arrête
devant un cortège de gens nus
le village entier ne porte
que des bracelets aux pieds
et chante à effacer les souvenirs
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bracelets aux pieds nus,
hors rêve,
tagine
vendredi, octobre 12, 2007
Depuis 22 jours
vous n'aurez vu et lu que le même poème illustré de Gustav Klimt.
Pas de quoi paniquer. Dans quelques jours, la suite.
En attendant, quelques images d'une place excellente en France: la Fondation Maeght, à Saint-Paul de Vence, près de Nice. J'ai visité à deux reprises ce musée privé d'art moderne, issu d'une collection privée.
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fondation maeght,
saint-paul de vence
jeudi, octobre 04, 2007
Voyage à bout de souffle
Au fond de l'océan, temps et marée,
les fonds abyssaux.
Avant même qu'il était question
de début ou de marée,
se trouvaient impassiblement
aux fonds abyssaux
la parole en germe
et la chair en oeuf.
Plus que le cristal
au fond du désert.
Je bascule et je pivote,
mes ailes se déploient
en toi, je prends l'air.
Tu me tiens là haut,
jusqu'à ce que, à bout
de souffle, je respire l'abysse.
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