Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
mercredi, janvier 31, 2007
Jour du poème
Depuis huit ans, aux Pays-Bas et au Nord de la Belgique, le dernier jeudi du mois de janvier est le jour du poème. A cette occasion, le cercle dont je fait partie, organise une estafette: un poète prend la parole, la mène et la passe au suivant. A la fin, c'était mon tour (photo: Kaatje Wharton) et j'y ai déclamé deux poèmes, dont celui ci:
Ce matin-là au café Bagdad et la nuit à la galerie de lapin
poème bilocal ou comment parfois le poète peut vraiment se trouver partout)
La sueur décide elle-même
de tomber froide. Au débotté
nous mettons nos bottes,
tout en faisant attention
à la pierre d'achoppement.
Est-ce que ça avance?
Ou faut-il tirer sur la carotte?
Poltron comme un lièvre
qui a peur de la carotte, se cassant.
S'il la mange, il se remet.
Les exploitants du café,
quels étrangers, fouinent
et n'hébergent personne,
mettant la main à la crosse
à merveille.
odalisque
