Avons-nous rejeté le dé,
dévoré la clé ?
Qui le dira ?
Le coup n’était pas de dé,
l’énigme porte sa propre clé.
Le coup était de sabre,
nous en avons avalé la trace.
Et qui le dira ?
Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
dimanche, mars 29, 2009
dimanche, mars 22, 2009
Journée mondiale
La tégénaire et la teigne, de pair,
vont bien leur chemin,
niant la grâce du tigre.
Ignorant la date du 21 mars.
Le globe entier fête tant
l’arbre que la poésie.
Le tigre, ce jour, se régale,
habitant l’arbre,
incarnant la poésie.
Libellés :
journée mondiale de l'arbre et de la poésie,
tigre
samedi, mars 14, 2009
Breughel aller et retour
La mort règne fort à présent. Il y a une semaine, deux philosophes belges d'expression néerlandophone sont morts: Patricia De Martelaere (51 ans) et Jaap Kruithof (79 ans). Que faire sinon les intégrer? Dans un cycle de 3 poèmes.
1. Salir un nom, Modrikamen notamment,
il faut le faire et jeter
des billes brillantes vers les ailes
des ânes gestionnaires en chute libre,
vers le haut.
Comme ils planent sur l’air
qu’ils ont brassé.
Tirer et vider son fusil
au jardin d’Eden, il faut le faire.
Tout cela et beaucoup plus.
Mais on ne torture pas la martyre,
qui apparaît à peine.
Elle est tombée
sous les piqûres du crabe.
Fred s’écria ‘plus de lumière !’
et meurt.
2. Viennent ensuite se faire laver
en toute innocence,
Modrikamen, la martyre et Fred.
Chacun à son tour, au suivant.
Jusqu’au moment où, de loin,
on entend de la chute la fin
forcée des superânes.
On se fait martyre pour souffrir,
Modrikamen nous fait rire,
Fred nous fait chanter
et les ânes sont faits
pour s’en servir.
3. Arbre battant le plein,
pleins d’arbres battant le soleil.
Ils tamisent la lumière.
Pour ne pas parler des arbustes,
ils ne sont guère rustres.
Quant aux tambours, ils s’accompagnent
de cuivres, battant une mesure.
Les cuivres brillent, bien sûr,
dans cette lumière tamisée.
Nous chanterons jusqu’au coucher
du soleil.
Plus de lumière !
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Breughel,
De Martelaere,
Kruythof
jeudi, mars 05, 2009
Le roi soleil meurt
Chaque jour, à la fin,
voir le soleil
se plonger dans l’eau de mer,
n’est pas la même vue
que quand un homme,
arrivé au bord de sa mer, doit
voir la marée basse
se prolonger d’année en année.
Jusqu’à ce qu’y règne,
à toute la surface,
une sècheresse,
y disparaisse
la dernière richesse.
C’est alors qu’il glisse
de son trône roulant
et va à la recherche
du soleil perdu.
voir le soleil
se plonger dans l’eau de mer,
n’est pas la même vue
que quand un homme,
arrivé au bord de sa mer, doit
voir la marée basse
se prolonger d’année en année.
Jusqu’à ce qu’y règne,
à toute la surface,
une sècheresse,
y disparaisse
la dernière richesse.
C’est alors qu’il glisse
de son trône roulant
et va à la recherche
du soleil perdu.
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à la recherchu du soleil perdu,
dernière richesse
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