Bonjour la feuille sur la table,
bonjour la table sous la feuille.
Ma plume se prête à amorcer.
Je tiens fort, assis ici,
et je griffonne,
jusqu'à l'amorce du jour.
Vous êtes à la recherche d'une poésie dépassant les langues et les frontières? Ou encore, vous n'êtes pas du tout à la recherche, vous y tombez. C'est ce pastout d'une langue qu'Eugène Ionesco écrit "lalangue". Lacan a repris ce terme."Quelque chose d'autre qu'il faut imaginer avant de comprendre" - Toni Morrison, Jazz
mercredi, mai 19, 2010
mercredi, mai 12, 2010
sans titre, même
On a beau prendre
la bête par les cornes,
la tête par la thèse,
le pied pour une prothèse,
fait-elle alors
une belle jambe,
si je ne me trompe?
la bête par les cornes,
la tête par la thèse,
le pied pour une prothèse,
fait-elle alors
une belle jambe,
si je ne me trompe?
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prothèse
dimanche, mai 09, 2010
Branchez (suite et fin)
Pour Saskia de Coster
8. Est-ce que je prends une peau
de mouton ou de loup ?
Comme si j’avais le choix.
Comme si j’achetais ma nature.
Quelqu’un me l’impose.
Jusqu’à ce que je bêle
ou commence à hurler
contre la lune par exemple.
Mon bonheur est mince :
je ne suis pas comme eux,
un chien.
Si j’avais le choix, un chat.
8. Est-ce que je prends une peau
de mouton ou de loup ?
Comme si j’avais le choix.
Comme si j’achetais ma nature.
Quelqu’un me l’impose.
Jusqu’à ce que je bêle
ou commence à hurler
contre la lune par exemple.
Mon bonheur est mince :
je ne suis pas comme eux,
un chien.
Si j’avais le choix, un chat.
mardi, mai 04, 2010
Branchez (suite)
5. Ensuite, qui suis-je,
sinon dans la poche,
le téléphone portable ?
Je perfectionne la télécommunication
et la parole me manque.
Je ne fais que la transmettre.
La vue me manque,
n’empêche que je transmets des images.
J’écoute tout ce qu’on me dit
et puis j’oublie.
Ma mémoire est limitée.
6. Je suis pays, sage
dans tes yeux
et je tremble.
Je suis terre et arbre,
rocher et colline,
terre meuble et dure.
Et je tremble,
que tu m’aimes
ou que tu ne m’aimes pas,
pas sage. Ta scission
aux ciseaux de coupe-cheveux
me fait vomir, cracher.
Je suis pays, pas sage.
7. Duba, dubai, duba, douai,
je cause une vague
entre le golfe persan
et le Nord, pas de Calais,
entre le golfe d’Aden et Calais.
Quand je me couche,
tu soupires invisiblement.
Un fil se tend
entre l’eau et toi.
L’eau tiédit et, enfin,
je te vois,
le pied du rocher,
un grand caillou tout plat.
sinon dans la poche,
le téléphone portable ?
Je perfectionne la télécommunication
et la parole me manque.
Je ne fais que la transmettre.
La vue me manque,
n’empêche que je transmets des images.
J’écoute tout ce qu’on me dit
et puis j’oublie.
Ma mémoire est limitée.
6. Je suis pays, sage
dans tes yeux
et je tremble.
Je suis terre et arbre,
rocher et colline,
terre meuble et dure.
Et je tremble,
que tu m’aimes
ou que tu ne m’aimes pas,
pas sage. Ta scission
aux ciseaux de coupe-cheveux
me fait vomir, cracher.
Je suis pays, pas sage.
7. Duba, dubai, duba, douai,
je cause une vague
entre le golfe persan
et le Nord, pas de Calais,
entre le golfe d’Aden et Calais.
Quand je me couche,
tu soupires invisiblement.
Un fil se tend
entre l’eau et toi.
L’eau tiédit et, enfin,
je te vois,
le pied du rocher,
un grand caillou tout plat.
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